Bornes de recharge : cap sur 7 millions d’ici 2030
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La France met un coup d’accélérateur sur la mobilité électrique. Le gouvernement vise désormais 7 millions de points de charge, publics et privés, sur le territoire d’ici 2030.
C’est la fin de l’ « unité de lieu » dans les organisations. Avec la pandémie de Covid-19, le travail à distance a connu un développement exponentiel. 33 % des actifs étaient en télétravail régulier (au moins un jour par semaine) en 2022 contre 3 % en 2017, selon une étude de l’Institut Montaigne. Une situation qui devrait s’inscrire dans la durée avec, dans la majorité des cas, la mise en place d’un mode de travail hybride avec 2 jours de télétravail par semaine – une solution équilibrée qui remporte l’adhésion d’un grand nombre de salariés.
Le travail à longue distance connaît, en parallèle, lui aussi un développement. Nombre d’entreprises franciliennes ont reçu des demandes de salariés souhaitant travailler en province voire à l’étranger. Les organisations se sont adaptées. Au sein du groupe de protection sociale Malakoff Humanis par exemple, un avenant aux accords sur le télétravail prévoit désormais qu’il « peut dorénavant être exercé en tout lieu sur le territoire français (…) si les conditions de sécurité sont réunies ».
Un mouvement parallèle se dessine pour les horaires de travail. De plus en plus d’entreprises souhaitent prendre en compte les aspirations des salariés à un meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Certaines mettent ainsi en place des horaires flexibles, avec une grande souplesse proposée pour les heures de début et de fin de journée. Au sein du cabinet de conseil PwC France, par exemple, on a mis en place le « FlexTime », afin d’ « adapter sa journée de travail et moduler son activité professionnelle en fonction de ses besoins personnels ». La promesse faite aux postulants : « Vous permett[re] d’aménager votre temps de travail à votre convenance ».
Certaines organisations proposent de telles adaptations pour des demandes spécifiques. C’est le cas de la mairie de Saint-Ouen qui a mis en place en 2023 des aménagements d’emploi du temps – et de l’espace de travail – pour ses agentes souffrant de règles incapacitantes.
La flexibilité proposée par les entreprises est avant tout une réponse aux nouvelles aspirations des salariés – et tout particulièrement des jeunes générations. Il s’agit de répondre à leur désir d’autonomie. Une demande prise avec d’autant plus de sérieux par les entreprises que, dans de nombreux secteurs, ces mêmes salariés sont en « position de force ». 6 employeurs sur 10 envisageaient des difficultés de recrutement pour l’année 2024, selon une enquête de France Travail réalisée fin 2023. En conséquence, le flex work s’intègre à la stratégie de marque employeur de nombreuses organisations. Participant au bien-être des salariés, cette souplesse peut également permettre d’améliorer la performance dans certains services où la motivation des collaborateurs sera renforcée.
Si le flex work s’étend à un nombre croissant d’organisations, il ne pourra toutefois pas concerner tous les salariés. Certains métiers peuvent en effet difficilement s’adapter à une flexibilité tant des horaires que des lieux d’exercice. C’est le cas en particulier dans le secteur industriel, ou dans les métiers de la santé, où le présentiel, notamment, s’impose.
De même, après une période de mise en télétravail massive, certaines sociétés ont souhaité « reprendre la main » sur l’organisation du travail en imposant davantage de jours de présentiel à leurs équipes. Réunir régulièrement les collaborateurs dans les locaux de l’entreprise est apparu nécessaire tant pour la cohésion du collectif de travail que pour son efficacité. C’est donc un équilibre que les entreprises doivent trouver pour permettre aux collaborateurs de profiter d’une plus grande flexibilité tout en garantissant la performance de l’entreprise.