Vignette Crit’Air : tout ce que vous devez savoir
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Crit’Air : ce petit autocollant est devenu incontournable. On vous dit tout sur son rôle clé dans votre quotidien urbain !
Les ZFE sont des zones urbaines où l’accès des véhicules les plus polluants est restreint. Il en existe actuellement douze en France. Un calendrier y prévoit une limitation progressive de la circulation de certains modèles en s’appuyant sur le système de vignettes Crit’Air.
Les deux-roues motorisés (motos, scooters…) sont soumis à la même réglementation que les voitures et les véhicules utilitaires (avec seulement quelques différences relatives aux dates de mise en circulation des véhicules autorisés). Cette réglementation est spécifique à chaque ZFE. Elle peut varier en fonction des résultats des analyses de la qualité de l’air qui sont effectuées localement.
Vous conduisez une moto ou un scooter pour vos déplacements professionnels ? Soyez vigilant : des changements sont attendus en 2025 dans les agglomérations de Paris et de Lyon, les deux « territoires ZFE effectifs ». C’est là que les règles vont se durcir pour les deux-roues. Ainsi, les véhicules portant une vignette Crit’Air 3 n’auront plus la possibilité de circuler dans ces ZFE, au même titre que les véhicules Crit’Air 4, Crit’Air 5 et non classés. Seront donc interdits les motocycles et les cyclomoteurs mis en circulation avant 2006 (contre une mise en circulation avant 2004 jusqu’à présent).
Même chose à Grenoble et à Strasbourg où, malgré une bonne qualité de l’air, les deux exécutifs ont décidé de maintenir le calendrier de restriction prévu. L’interdiction aux Crit’Air 3 ne sera toutefois que « pédagogique » jusqu’en 2028 dans l’agglomération alsacienne – son non-respect n’entraînera pas d’amendes. Pas de changement attendu en revanche dans les autres ZFE en 2025. A Montpellier, où l’interdiction des vignettes Crit’Air 3 entrera bien en vigueur, une dérogation est prévue pour les deux-roues motorisés qui pourront circuler librement.
Un nouveau durcissement de la règlementation est prévu dans les années qui viennent (en 2028 à Lyon) avec l’interdiction des vignettes Crit’Air 2. Seuls les motocycles en circulation depuis le 1er janvier 2017 et les cyclomoteurs en circulation depuis le 1er janvier 2018 seront alors autorisés.
C’est un mouvement progressif qui pourrait s’étendre, ces prochaines années, à une grande partie de l’agglomération parisienne, voire à certaines grandes villes de province. Après Vincennes et Charenton-le-Pont dans le Val-de-Marne, Paris a décidé de rendre le stationnement des motos et scooters payant. Depuis le 1er septembre 2022, il en coûte 3 € pour une heure dans les arrondissements centraux, 12 € pour trois heures et 37,50 € pour six heures. Des tarifs préférentiels peuvent être accordés aux résidents. La ville de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a elle aussi mis en place un stationnement payant en 2024.
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La circulation des deux-roues thermiques interdite dans Paris la nuit ? Un projet d’expérimentation en ce sens a été déposé, en février 2024, au Conseil de Paris. S’il a été finalement rejeté, l’idée fait son chemin. Pour certains élus de la capitale, ce serait une manière efficace de lutter contre la pollution sonore. « Un scooter thermique peut réveiller la nuit à lui seul plusieurs milliers de Parisiens », estime le conseiller Pierre-Yves Bournazel. Sa proposition était directement inspirée d’une mesure prise à Madrid. Les deux-roues thermiques ne peuvent plus, sauf exceptions, traverser l’hypercentre de la capitale espagnole la nuit.
Si des contraintes se multiplient pour les usagers des véhicules thermiques, différentes mesures sont prises en parallèle pour encourager leur passage aux modèles électriques.
Alors que plusieurs grandes agglomérations françaises limitent l’accès aux deux-roues thermiques sur leur territoire, elles peuvent proposer un accompagnement financier pour passer à la mobilité durable. A Grenoble par exemple, vous pouvez bénéficier d’une aide pour l’achat ou la location d’un deux-roues Crit’Air 0 ou 1 d’un montant compris entre 1000 € et 1400 € selon vos revenus. L’aide proposée par la Métropole du Grand Paris s’élève également à 1400 € maximum et varie en fonction du véhicule à remplacer et de votre revenu fiscal de référence.
Même dynamique en faveur des modèles électriques dans certaines villes ayant adopté le stationnement payant pour les deux-roues thermiques. A Paris par exemple, leurs conducteurs peuvent stationner gratuitement sous conditions. La ville de Vincennes prévoit quant à elle une « gratuité de deux heures pour les véhicules propres ».