Bornes de recharge : cap sur 7 millions d’ici 2030
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La France met un coup d’accélérateur sur la mobilité électrique. Le gouvernement vise désormais 7 millions de points de charge, publics et privés, sur le territoire d’ici 2030.
L’ouverture à la concurrence sur le réseau de chemins de fer français est effective depuis le 13 décembre 2020. Cette ouverture s’est déroulée de manière progressive.
Tout d’abord, ce sont les lignes TER qui se sont ouvertes à la concurrence. Ainsi, certaines régions de France se sont vu accorder l’autorisation de lancer des appels d’offres pour exploiter les principales lignes régionales. Notamment en région PACA : une liaison entre les villes de Marseille, Toulon et Nice devrait être assurée par l’opérateur Transdev d’ici l’année 2025. Les régions Grand Est, Hauts-de-France, Île-de-France et le Pays de la Loire ont, elles aussi, lancé des appels d’offres concernant leurs liaisons principales.
Ensuite, les lignes TGV (trains à grande vitesse) ont également été concernées par l’ouverture à la concurrence. Très vite, plusieurs opérateurs ont annoncé vouloir se développer sur les plus grandes lignes ferroviaires françaises, notamment Paris-Lyon-Marseille.
De même, certains opérateurs internationaux ont dit leur intérêt pour créer des lignes entre la France aux pays voisins. L’opérateur italien Trenitalia souhaitait ainis relier la ville de Milan à l’un des principaux axes ferroviaires français : Lyon-Paris. Ce projet s’est concrétisé en décembre 2021. De son côté, la compagnie de trains espagnole Renfe a mis en service les lignes Marseille-Madrid et Lyon-Barcelone en 2023. Une liaison Barcelone-Toulouse est annoncée pour 2025.
A partir de 2023 et jusqu’en 2039, l’ouverture à la concurrence pour le Transilien va s’échelonner de manière progressive, en fonction des lignes en Île-de-France.
Alors qu’elle a longtemps eu le monopole sur le réseau ferroviaire français, la SNCF se retrouve aujourd’hui face à une concurrence nouvelle, qui ne va cesser de se développer au cours des prochaines décennies.
L’opérateur Trenitalia est, notamment, un concurrent sérieux sur la ligne Paris-Lyon, l’un des grands axes majeurs et emblématiques de la SNCF (qui fêtait, en 2021, ses quarante ans d’existence). En effet, il est désormais possible d’emprunter le Frecciarossa 1000, un train opéré par la compagnie Trenitalia, entre les villes de Milan, Lyon et Paris. Ce train offre une expérience client remarquable avec quatre classes de confort différentes :
De même, il offre deux ambiances différentes au choix :
Face à cette concurrence, la SNCF a prévu un réaménagement de son offre qui passe par plusieurs projets concrets :
Actuellement, la SNCF reste l’opérateur ferroviaire le plus présent sur les lignes internationales grâce à ses branches Eurostar (Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne et Pays-Bas), Alleo (Allemagne), TGV Lyria (Suisse), TGV France-Espagne et Ouigo España.
Aujourd’hui, Trenitalia est le seul compétiteur face à la SNCF. En cause : de nombreux obstacles rencontrés par les opérateurs ferroviaires souhaitant s’installer sur le marché.
Cependant, d’autres opérateurs ont émis le souhait d’offrir leurs services sur les lignes à grandes vitesses en France : Renfe, Flixtrain, Railcoop, Le Train.
Sur les réseaux régionaux, on peut citer, là encore, la Renfe mais aussi Transdev, Arriva et Régionéo, une filiale de la RATP.
Sur les lignes internationales, la compagnie espagnole Evolyn a évoqué son projet d’ouverture d’une ligne Paris-Londres qui viendrait concurrencer l’Eurostar de la SNCF. Renfe et Trenitalia ont l’intention de se développer sur des lignes reliant respectivement la France à l’Espagne et l’Italie.
En conclusion, depuis l’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire en 2020, la pénétration du marché français apparaît difficile face à la position dominante de la SNCF, opérateur historique. A l’heure actuelle, Trenitalia est le seul grand opérateur qui a réussi à tirer son épingle du jeu.