Bornes de recharge : cap sur 7 millions d’ici 2030
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La France met un coup d’accélérateur sur la mobilité électrique. Le gouvernement vise désormais 7 millions de points de charge, publics et privés, sur le territoire d’ici 2030.
Le 4 octobre 2023, la Commission européenne a publié son projet de stratégie européenne pour le vélo. La déclaration européenne sur l’usage du vélo fait suite à ce projet, dans le but de réduire les émissions de CO2 dues aux transports.
Initiée par la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark, l’Irlande et la Slovénie, elle a été signée le 4 avril par le Conseil, la Commission et le Parlement européens, ainsi que par 18 États membres. Le but de cette déclaration sur le vélo est de promouvoir son usage, tout en le reconnaissant officiellement comme un moyen de transport écologique et accessible.
Ce manifeste servira de feuille de route aux politiques vélo actuelles et futures des États. Il est d’ailleurs en totale cohérence avec le « plan vélo et marche 2023-2027 » adopté par le gouvernement en France, qui fait partie des États signataires.
La déclaration sur le vélo s’articule autour de 8 axes :
Ces axes, qui comportent 36 engagements distincts, visent à rendre le vélo plus attrayant et accessible, tout en contribuant à des objectifs environnementaux et économiques à travers l’Europe.
La déclaration européenne propose une série de mesures concrètes à mettre en œuvre pour booster l’utilisation du vélo en Europe. Voici celles sur lesquelles le texte met l’accent.
Pour inciter davantage de personnes à se déplacer à vélo, l’Union européenne invite les États membres et les autorités locales à investir dans l’aménagement de pistes cyclables de haute qualité, sécurisées et bien intégrées dans les réseaux de transports existants.
Il s’agit également de créer des parkings pour vélos dans les lieux publics, les gares et les centres commerciaux, afin de faciliter l’intermodalité (le recours à plusieurs modes de transport).
La sécurité des cyclistes est une préoccupation majeure. Des infrastructures cyclables plus sûres encourageraient certainement de nouvelles personnes à prendre le vélo dans leurs déplacements quotidiens, par exemple pour se rendre au travail.
Des pistes cyclables séparées de la chaussée, des zones de stationnement sécurisées et des politiques de réduction de vitesse en ville pourraient donc réduire les risques d’accident et renforcer le sentiment de sécurité des cyclistes. La mise en œuvre de lois strictes et l’application rigoureuse des règles de circulation sont également nécessaires pour protéger les usagers à vélo.
Encourager les gens à abandonner leur voiture pour le vélo nécessite plus que des infrastructures. Les pays nordiques comme les Pays-Bas et le Danemark ont déjà une forte culture du vélo, tandis que d’autres pays devront œuvrer pour changer les mentalités.
C’est pourquoi la déclaration met également en avant la nécessité de campagnes de sensibilisation et d’éducation, pour transformer les attitudes à l’égard de ce moyen de déplacement alternatif. Ainsi, l’apprentissage du vélo pourrait, par exemple, rejoindre les programmes scolaires.
Déjà en place en France, les incitations fiscales pour les entreprises et les aides à l’achat de vélos, y compris les vélos électriques, comme le bonus vélo ou même des aides locales, sont d’excellents leviers pour changer les usages, en entreprise notamment.
L’adhésion de l’UE à cette déclaration envoie un message fort quant à la volonté de promouvoir le vélo comme un mode de transport clé dans la mobilité durable. Avec une mise en œuvre efficace et une coopération entre les États membres, l’Europe a le potentiel de devenir un leader mondial dans l’adoption du vélo, bénéfique à la fois pour l’environnement et pour la qualité de vie de ses citoyens. Il faut donc maintenant que cette déclaration soit suivie d’actions concrètes.